samedi 19 septembre 2009

Angola : quelques chiffres et un peu d'histoire


Vous voulez quelques chiffres ?

Tous les pays du monde (2009) INED Population & Sociétés n° 458, juillet-août 2009

Tous les deux ans, le numéro d’été de Population & Sociétés, intitulé Tous les pays du monde, présente un tableau de la population mondiale. Les données proviennent essentiellement de la World Population Data Sheet publiée par le Population Reference Bureau

Superficie de l'Angola : 1247 milliers de km2/ 552 pour la France métropolitaine

Population mi-2009 : 17,1 millions d'hab / 62,2 en France, 999 millions en Afrique!

Taux de natalité(pour 1 000 habitants) : 46 / 13 pour la France

Taux de mortalité(pour 1 000 habitants) : 19 / 9 pour la France

Projection de la population en 2050(en millions) : 43 / 70 pour la France

Taux de mortalité infantile (pour 1 000 naissances) 125 (le plus élevé au monde après l'Afganistan) / 4 pour la France

Indice de fécondité(enfants par femme) : 6,6 / 2,0 pour la France, parmi les 5 plus élevés au monde

Proportion de moins de 15 ans (en %) : 46 / 18 pour la France, parmi le 10 plus élevés eu monde

Proportion de 65 ans ou plus (en %) 2 / 17 pour la France, parmi les plus bas au monde

Espérance de vie à la naissance hommes, femmes(en années) : 44 et 48 / 78 et 84 pour la France, le plus bas au monde après l'Afganistan et le Zimbabwe

Revenu national brut : 5020 UDS / hab. en 2008 / 34400 pour la France / 2660 pour l'Afrique

Proportion des 15-49 ans infectés par le VIH fin 2007 (%) : 2,1 / 0,4 pour la France / 4,3 pour l'Afrique

Capitale : Luanda 5, ou 6, ou 7 millions d'habitants, selon les sources, on ne dispose pas de recencement précis sur la population qui habite les immenses quartiers périphériques qui entourent la ville.

Monnaie : Le Kwanza. En sept 2009, 98 Kw = 1 USD.

Un peu d'histoire ?

L'Afrique, berceau de l'humanité. On appelait les Kung, peuplades nomades au tein clair, vivant de chasse et de cueillette, qui habitaient les terres de l'actuelle Angola depuis la nuit des temps. Au XIV°siècle, ils sont repoussés par les Bantus (ba : préfixe indiquant le pluriel, ntu = être humain), qui étendent leur territoire à la recherche de meilleures terres. Progressivement ces derniers s'installent, et s'organisent pour donner naissance à divers groupes qui formeront ensuite des royaumes. Vers 1350, des chefs audacieux réunissent les peuples de paysans sous l'autorité de rois, chefs de circonscription et chefs de villages.

C'est vers 1400 qu'émergent deux grands royaumes dans la région, respectivement le royaume Kongo et le royaume Ndongo. Le premier, le plus puissant est le royaume des Bakongo dont le roi porte le titre de Manikongo. Il étend son autorité sur la majeure partie du Nord de l'Angola actuel et s'appuie pour gouverner sur des chefs de circonscription responsables de grandes provinces couvrant les côtes des Congo actuels, jusqu'à Loango, au Nord de Pointe-Noire.

Le second est le royaume des Ambundu, occupant les parties occidentales et centrale de l'actuel Angola. Il s'appelle royaume Ndongo et son roi porte le titre de N'gola. Prononcé à la portugaise, ce mot a donné son nom au pays.

En 1482, quand le navigateur portugais Diogo Cão arrive dans le royaume Kongo, il rend visite à la cour du roi et ,pendant une période assez longue, les deux parties sont amies. Ensuite s'enchaîne le scénario classique des relations coloniales, accords, traités, puis missionnaires, évangélisation, conversions, et malheureusement trafic d'esclaves. Des milliers d'angolais prennent la mer à fond de cale, pour travailler dans les champs de canne à sucre, d'abord dans les colonies portugaises de São Tome, puis dans les terres brésiliennes.

Dans le royaume Ndongo, les Portugais tentent les mêmes opérations, mais ils sont repoussés. Un peu plus tard, les soldats parviennent à établir un point d'appui sur la côté, à São Paulo de Loanda, qui devient alors leur base principale et la capitale. En 1579, une gande expédition guerrière est lancée contre le royaume Ndngo. Après une résistance de près de cent ans, il est vaincu en 1670. Pendant cette longue guerre, le gouverneur João Correia de Sousa adopte une politique de réconsiliation avec Ngola Mbande. Mais le roi du royaume Ndongo délègue sa soeur Njinga pour négocier la paix avec les portugais à Loanda. Les portugais reconnaissent en elle sa remarquable intelligence et sa capacité à régner. Son ambition et la tenacité lui ouvrent la voie vers le trône, non sans avoir apparemment empoisonné son frère au passage et éliminé les membres de la famille du roi défunt (ça nous rappelle les rois maudits !). Elle devient Rainha Njinga et s'accapare également un royaume voisin.

Fatiguée par les années de guerres ininterrompues contre le portugais, la reine agée tombe gravement malade et meurt à l'âge de 81 ans. S'étant convertie et entretenant de bonnes relations avec les capucins, elle est enterrée comme chrétienne. Elle demeure aujourd'hui encore le symbole de la résistance contre le colonialisme.

Et pour finir cette petite leçon d'histoire, d'où vient le nom de Luanda ?
Quand le premier européen débarqua à Ilha, longue et étroite péninsule, il y rencontra un pêcheur qui tissait un filet. Comme il avait dans son coeur mille questions, il interrogea le pêcheur dans une langue que ce dernier ignorait. Ne sachant que répondre, celui-ci dit "uwanda" qui signifie en langue kimbundu « filet de pêche ». Avec une prononciation approximative, le voyageur rapporta à ses compatriotes que l'endroit s'appelait Loanda. D'abord la ville restait cantonnée sur cette bande de sable. Ce n'est que plus tard que les constructions furent bâties sur la terre ferme de l'autre côté de la baie, dans la ville basse, baixo (prononcer baïcho), puis sur la colline la forteresse São Miguel qui domine encore la Marginal. São Paulo de Loanda est l'une des plus anciennes villes d'Afrique doté d'un patrimoine architectural parmi les plus riches. Ce n'est qu'en 1927 qu'elle prend le nom de Luanda, pour se rapprocher de la phonétique originelle du terme. Aujourd'hui encore, les habitants de Ilha s'appellent les axiluanda (lanceurs de filet).. (extrait de Bem Vindo Luanda 2007, de Mateus K. Kavula

2 commentaires:

  1. Intéressant cette histoire de l'Angola, mais on apprécie encore + de vous voir à la plage ou à observer les baleines. On aimerait bien des articles des enfants...à bon entendeur...
    Bisous à tous les 5
    mg

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  2. Ben maintenant on est moins bête, merci.
    Stéphane

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